Inauguration le 7 septembre 2025
Extrait du discours de Brigitte Fillion
LIBERTE Premier principe de notre devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité.
LIBERTE Droit fondamental
Article 4 de la déclaration des droits de l’Homme :
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui
Ainsi, l'exercice des droits naturels de chaque homme n'a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.
LIBERTE J’écrirai ton NOM disait le Poète Paul Eluard
LIBERTE Nous à Tramoyes,
Nous écrivons TON NOM sur notre GABION
Pourquoi ce Gabion de la Liberté ?
Ce Gabion, c’est l’histoire d’une rencontre inspirante
En 2024, lors d’une balade avec mon époux, Il est le fruit de la découverte, par un jour d’été maussade, d’un square dédié aux grands principes républicains dans une commune du bassin d’Arcachon.
Une inspiration car une résonnance forte avec mes valeurs et les valeurs que nous portons au sein de l’équipe municipale.
Et le projet va se construire autour et à l ’occasion du 80ème anniversaire de la libération,
Pour témoigner de notre attachement au devoir du souvenir, aux valeurs humaines et démocratiques.
Ce Gabion, c’est une symbolique dans sa réalisation pour la
Grande Histoire des Hommes
Un gabion de cailloux.
Le mot cailloux reflète souvent un attachement à la nature et symbolise la simplicité, la stabilité et la durabilité.
Simplicité, stabilité et durabilité c’est ce qu’il faut à notre gabion pour transmettre avec pédagogie tout ce que représente LA LIBERTE
Des cailloux mais pas n’importe quels cailloux. Ceux-là proviennent des terres de la ferme de Grange Blanche, récupérés grâce à la famille Granger et avec l’aide logistique de nos services techniques
Et pour 44 de ces cailloux déposés en ceinture haute de notre gabion, leur symbolique est celle de la bataille de Meximieux en 1944, puisqu’ils sont issus de la forêt du noyer, base du camp Didier
Ce gabion, C’est un hommage rendu pour mettre en lumière des hommes de l’ombre
Hommage à tous ceux qui ont combattus pour LA LIBERTE de TOUS, pour NOTRE LIBERTE, ET particulièrement sur notre territoire qui a été le théâtre d’une résistance affirmée et déterminée contre l’occupant.
Hommage au Maquis de l’Ain et plus spécifiquement au secteur du camp Didier qui a réuni jusqu’à 800 hommes qui se sont battus, pour certains jusqu’au sacrifice ultime.
Le choix des HEROS de la LIBERTE qui figurent sur notre gabion n’a pas été facile et Il fallait qu’ils représentent tous les combattants de la liberté.
Les biographies
Jean MOULIN
Jean Moulin, né en 1899 à Béziers, est devenu le symbole de la Résistance dans la mémoire nationale, unificateur de la Résistance intérieure et représentant de la France libre.
Il est arrêté à Caluire-et-Cuire le 21 juin 1943 dans la maison du docteur Dugoujon où il avait donné rendez-vous aux principaux responsables militaires des organisations de zone sud. Il meurt à 44 ans dans un convoi à destination de l'Allemagne des suites des tortures subies lors de son arrestation par la gestapo dirigée à Lyon par Klaus Barbie.
Jean Moulin fut préfet de l'Aveyron puis d’Eure-et-Loir, mais refusant l'occupation de la France, il rejoint la France libre à Londres en septembre 1941. Il est envoyé à Lyon, chargé par le général de Gaulle de rallier et d'unir les mouvements de résistance, de constituer une Armée Secrète. Ses efforts ont abouti à la création du Conseil national de la Résistance dont il assura la présidence. Ce conseil réunissait les responsables de mouvements de résistance des deux zones mais aussi des responsables politiques et syndicaux.
L'origine de la trahison est demeurée inconnue après l'acquittement de René Hardy, l'un des 7 protagonistes de la réunion chez le docteur Dugoujon le 21 juin 1943 qui avait réussi à s'enfuir et qui fut jugé à Paris en 1947 et en 1950.
Promue par le gaullisme, la gloire posthume de Jean Moulin a été consacrée par le transfert de ses cendres au Panthéon, le 19 décembre 1964, en clôture du vingtième anniversaire de la Libération. Son nom s’est répandu depuis à travers le pays, sur les voies publiques et les bâtiments scolaires. De tous les martyrs importants de la Résistance, sa mémoire est la seule restée vraiment active jusqu’à aujourd’hui.
Marc BLOCH,
Illustre historien médiéviste, professeur d'histoire économique à la Sorbonne, co-fondateur des Annales d’histoire économique et sociale, il s'engage dans la Résistance en 1942, représentant du mouvement Franc-Tireur dans le directoire régional des MUR (Mouvements Unis de la Résistance, région R1-Lyon). Il meurt à l’âge de 57 ans, exécuté par la gestapo le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans (Ain) après avoir été arrêté à Lyon le 3 mars 1944, interné à Montluc, il est torturé pendant plusieurs jours.
Sa famille ne revendiquait ni ne reniait son judaïsme. Lui-même était agnostique. Jamais Marc Bloch ne cacha ses origines mais elles ne furent pas la motivation profonde de son action de résistant pendant la Seconde guerre. Le patriotisme et l’attachement à la République, aux libertés qu’elle assurait aux citoyens, firent la force de ses convictions.
Exclu de la Sorbonne en vertu de la loi portant sur le statut des juifs, édictée par le gouvernement de l'Etat français, il est nommé (par le secrétaire d'Etat à l'instruction publique) à la chaire d'histoire médiévale de la faculté de Strasbourg, repliée à Clermont-Ferrand, pour "services scientifiques exceptionnels rendus à l'Etat français". Il y rencontre le dirigeant local du mouvement Franc-tireur à Lyon, travaille dans le comité directeur régional sous le pseudonyme "Narbonne" et représente Franc-Tireur à partir de juillet 1943 au directoire des MUR à Lyon. Les Allemands lui attribuent un rôle de direction dans l'état-major de la Résistance. Son épouse Simone Bloch, meurt le 2 juillet 1944 à l'hôpital de Lyon.
Extraits du MEMORIAL DE L’OPPRESSION (région Rhône alpes)
Archives de NUREMBERG
Albert CHAMBONNET dit "Didier"
Né en 1903 à Bessèges (Gard), il est fusillé sommairement par les Allemands le 27 juillet 1944 place Bellecour à Lyon Il fut officier de l’armée de l’Air ; chef régional des Forces Françaises de l'Intérieur de la région R1 ; Compagnon de la Libération. Son pseudo "Didier" fut donné au camp du maquis de la forêt du noyer à Montluel, en limite de Tramoyes.
D’où le nom « Camp Didier » donné au rond-point du centre village, en hommage aux maquisards.
Avant d’être mis en congé d’armistice en novembre 1942, il profita de sa position à Bron pour organiser les différents services, recruter des cadres, fédérer les groupes armés des différents mouvements de Résistance. Albert Chambonnet était incessamment recherché par la police française et la Gestapo. Son état-major clandestin dut souvent déménager à Lyon, Villeurbanne (Rhône) et Bron. Sa famille fut contrainte de quitter l'appartement de Lyon qui fut occupé et pillé par la Gestapo.
"Aux débuts de l'Armée Secrète, il supervise la mise en place des premiers maquis de l'Ain, du Jura et de la Saône et Loire. Puis en tant qu'adjoint au chef d'état-major de l'A.S., il suit de près l'unification des mouvements de Résistance voulue par Jean Moulin, il supervise l'organisation, l'entraînement, et l'armement des maquis. Fin 1943 quand Chambonnet (Didier) prend le commandement régional de l'Armée Secrète, les maquis de l'Ain comptent près de 500 hommes originaires pour la moitié d'entre eux du département même, ils ont en grande majorité moins de 25 ans et une bonne moitié a rejoint le maquis entre septembre et novembre 1943". (Extrait de l'ouvrage "Albert Chambonnet faire face", d'Olivier le Gouic et Alain Ravoyard, édition du poutan, p. 89 et 111).
Le 10 juin 1944, à la suite d’une dénonciation, la police française arrêta Albert Chambonnet place des Terreaux à Lyon. Il est remis à la police allemande, torturé et interné à la prison Montluc. Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1944, une bombe explosa dans le restaurant "le Moulin à Vent", fréquenté par les Allemands, les collaborateurs et Klaus Barbie. Le 27 juillet, vers midi, Albert Chambonnet, Léon Pfeffer, René Bernard, Gilbert Dru et Pierre Chirat furent extraits de la prison Montluc et conduits devant le lieu de l’attentat, place Bellecour, et fusillés devant un grand nombre de passants.
Les cendres d’Albert Chambonnet furent inhumées le 10 septembre 1957 au cimetière militaire du Val-d’Enfer à Cerdon (Ain). Il fut décoré de la Croix de guerre 39/45 avec palme de bronze, fait chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et il reçut le titre de compagnon de la Libération par décret du 28 mai 1945. Le 10 juin 1945, fut inaugurée la rue Colonel-Chambonnet située à l’angle nord-ouest de la place Bellecour. La promotion 1955 de l’École de l’Air de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et la base aérienne 278 d’Ambérieu-en-Bugey (Ain) portent son nom. Le Veilleur de Pierre, un monument situé place Bellecour, fut élevé en 1948 en hommage aux cinq fusillés du 27 juillet 1944.
Jean, Paul GOUAILHARDOU, dit "Jacques"
Né à La Garenne-Colombe en 1911. En 1942 il est sous-officier au camp de Sathonay. Puis, sous le pseudonyme "Jacques" il devient responsable du secteur IV de l'Armée Secrète, maquis du Camp Didier. Arrêté par la police allemande le 16 janvier 1944 à Caluire, pour propagande de démoralisation, il est fusillé le 13 juin 1944 à Villeneuve (Ain), à l’âge de 33 ans, parmi 19 autres résistants.
Marié en 1933, il est père de trois enfants. Avant-guerre il est employé de commerce ; mobilisé en 1939, il cherche à entrer en contact avec le général de Gaulle. Il devient résistant, membre de l’Armée Secrète. Après 1942, il travaille au service de rapatriement des prisonniers malades, ce qui lui permet d'obtenir des faux-papiers pour les résistants.
Une place à Caluire-et-Cuire porte son nom (anciennement place Castellane) située devant la maison du docteur Dugoujon où fut arrêté Jean Moulin. La médaille de la Résistance française lui a été attribuée à titre posthume par décret du 24 avril 1946. Il est homologué à titre posthume capitaine FFI en juin 1947. Un monument commémoratif a été érigé sur la D 936 entre Trivier et l’entrée de Villeneuve. Son nom figure également sur la stèle commémorative, à Mionnay (Ain).
SOURCES : DACC, Caen, dossier 21P 194090. — Bruno Permezel, Résistants à Lyon, Villeurbanne et aux alentours, 2824 engagements, Éditions BGA Permezel, 2003. — État civil. Site fusilles-40-44.maitron.fr
Jean-Louis CURVAT, dit Vallin
Né le 24 août 1903 à Corveissiat, policier et résistant français, il devient capitaine du Camp Didier. Engagé dans la Résistance, il est membre de l'Armée Secrète. Adjoint de Paul Gouailhardou, il lui succède après son arrestation en janvier 1944.
Il meurt le 8 mars 1977 à Lyon.
En 1943 il rejoint les FFI. Habitant Caluire, dans une maison voisine de celle du Dr Dugoujon, il est le témoin oculaire de l'arrestation de Jean Moulin. Après l'arrestation de Gouailhardou en 1944, sous le pseudonyme de "Vallin" il prend la tête du secteur IV de l'Armée Secrète.
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Marcel JULIEN, dit "Marlien"
Fondateur et chef du camp Didier, il meurt, à l’âge de 46 ans, en action le 1er septembre 1944 à Faramans (Ain). Résistant de l’Armée Secrète (A.S.) de l’Ain et des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), il prépare l’organisation et la formation du Camp Didier avec Jean-Louis Curvat, alias « Vallin », ainsi que la prise de pouvoir et l’installation des Comités de libération du secteur. Nommé chef politique du district, il est volontaire pour toutes les missions et couvre la retraite des FFI retranchés dans la ferme Radisson, permettant ainsi le dégagement des troupes.
Marcel Julien était domicilié en 1940 à Sathonay-Camp (Rhône).
Il entre dans la Résistance à l’Armée Secrète (AS) avec le pseudonyme "Marlien". Membre du secteur IV de l’A.S. du Rhône étendu jusqu’à Trévoux. De 1942 à 1944, il contribua à la création des dépôts d’armes parachutés à différentes reprises.
Du 31 août au 2 septembre 1944 eut lieu la bataille de Meximieux. Les forces de la Résistance y participèrent aux côtés des Américains avec lesquelles elles firent leur jonction. Volontaire pour une dernière mission, il assura la retraite du PC dans les bois de Faramans. Capturé par les Allemands au cours d’un engagement avec l’ennemi, Marcel Julien sera fusillé au lieu-dit "Le Vessu", à Faramans, près de Meximieux (Ain), le 1er septembre 1944.
Il est inhumé au cimetière communal de La Croix-Rousse, à Lyon 4e arr. (Rhône).
Il obtint la mention « Mort pour la France » et la Croix de guerre 1939-1945 ainsi que la Médaille de la Résistance à titre posthume. Il fut homologué au grade de capitaine des Forces françaises combattantes (FFC), des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et obtint le titre de "Déporté et interné résistant" (DIR), [dossier SHD Vincennes GR 16 P 314439].
Son nom figure sur les stèles commémoratives, à Faramans et Mionnay (Ain) et sur les monuments aux morts, à Caluire-et-Cuire et Rillieux-la-Pape (Rhône). Il a également été donné à deux rues, sous son pseudonyme, rue Marlien à Caluire-et-Cuire et sous son nom, rue du Capitaine-Julien à Rillieux-la-Pape.
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Auguste VENET
Né le 28 mars 1912 à Tramoyes, il meurt à 32 ans, exécuté sommairement le 13 juin 1944 à Saint-Trivier-Sur-Moignans (Ain). Membre du premier groupe de résistance locale, il devient chef d'équipe de groupe Franc, avec grade de sergent au Camp Didier.
Lors d'une mission de ravitaillement du maquis, avec son oncle et un ami, ils sont arrêtés par les Allemands qui les abattent sur place. Ayant pris la fuite il est rattrapé, interné à Montluc puis fusillé avec 18 autres prisonniers le 13 juin 1944 à Saint Triviers de Moignans (Ain). (Extrait du dictionnaire biographique le Maitron, Fusillés, guillotinés, exécutés, massacrés 1940-1944)
Elie MERMET
Né le 3 août 1927 à Miribel où il exerce le métier de mécanicien.
Résistant du Camp Didier, il est exécuté à 17 ans, à Mionnay, par les Allemands.
Il a sans doute participé au combat pour libérer le camp de la Valbonne, mais fut exécuté avec un camarade le 31 août 1944 à Mionnay. Il a obtenu la mention "mort pour la France" retranscrite sur un acte le 14 août 1945 qui précise qu'Elie Mermet était volontaire des Forces Françaises de l'intérieur, numéro matricule 107.
Pierre NORE
Né le 15 avril 1925 à Villeneuve-lès-Cerfs (Puy de Dôme). Auxiliaire- radio, Résistant de l’Armée Secrète du Rhône au Camp Didier, il est exécuté sommairement, à 19 ans, le 31 août 1944 à Mionnay.
Le camp du maquis reçut le 27 août 1944 l’ordre d’attaquer le camp de la Valbonne dans l’Ain, près de Lyon qui était occupé par les Allemands, afin de préparer l’arrivée des alliés et la prise de Meximieux qui s’annonçait. Pierre Nore fut arrêté et fusillé avec un autre camarade, Elie Mermet, le 31août 1944, près de Tramoyes (Ain).
Son nom figure sur la stèle commémorative du camp Didier, érigée au bord de la RN 83 au lieu-dit "Le Poussey", à Mionnay (Ain). Dans l’avis de décès que fit paraître son père dans le quotidien du PCF du Puy-de-Dôme, il est dit que Pierre Nore a reçu la Croix de la Libération.
Voici sa citation à l’ordre de la Nation :
"Le 31 août 1944, en mission, surpris par le 111e d’infanterie allemand, est resté auprès de son camarade blessé. Placé devant une auto-mitrailleuse et conduit dans une ferme à proximité, a été interrogé pendant 2 heures sans succès. Conduit au carrefour proche et sommé d’indiquer la route conduisant à son groupe, s’y est refusé avec la dernière énergie. Est tombé face à l’ennemi, en tenant son camarade dans ses bras. Plutôt aujourd’hui que demain, plutôt demain qu’après (sa devise)".
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Eugène, Jean, GUILLERMIER
Né le 18 avril 1928 à Miribel, résistant du Camp Didier, mortellement blessé, lors de l'attaque du camp de la Valbonne, il meurt à 16 ans le 1er septembre 1944.
Il obtient la mention "mort pour la France". Son nom figure sur la stèle commémorative du Camp Didier, érigée au bord de la RN 83 au lieu-dit "le Poussey" à Mionnay et sur le monument aux morts à Miribel.
Georges RADISSON
Il est né en 1909. Agriculteur à la ferme de Grange Blanche, alors Poste de Commandement du Camp Didier, il fait la connaissance des responsables du Camp par le biais des ravitaillements. Il participe à la bataille de Meximieux.
Il meurt en 1976.
Georges Radisson est le grand-père maternel de M. Granger qui réside encore à la ferme de Grange Blanche. Une plaque et une stèle mémorielles sont implantées sur ce site, haut-lieu de commémorations.
Marcelle JURY née PELLETIER
Le 27 mars 1944, sur dénonciation, les Allemands, aidés par la milice, investissent le château du Sepey (commune de Montluel, en limite de Tramoyes) qui sert de cache d’armes et de lieu de réunion de la résistance lyonnaise. La propriétaire, Marcelle Jury, née le 25 mars 1884 à Lyon et Henri Bonnet à son service, sont arrêtés. Marcelle Jury, déportée à Ravensbruck, se laisse mourir de faim pour ne pas coopérer avec les Allemands et décède à 60 ans. Henri Bonnet meurt également en déportation à Buchenwald.
Veuve, Marcelle Jury se trouvait au Sepey avec Henri Bonnet, à son service, qui lui aussi a été arrêté et déporté. Elle est passée par la prison Montluc à Lyon. Le 1er mai 1944 elle fait partie du convoi qui part pour Romainville en région parisienne. Le 13 mai 1944 elle arrive à Ravensbrück où elle porte le matricule 38897. Elle y passe 9 mois pendant lesquels elle refuse toute nourriture de la part des Allemands. Elle décède à l'infirmerie le 3 février 1945.
Dans un livre "Connaissez-vous la cuisine de la gestapo" (vous pouvez le trouver à la bibliothèque de Tramoyes), Madame Ennat Léger, née Vitte le 27 juillet 1895, résistante, habitant Saint Didier au Mont d'Or, rend hommage à Marcelle Jury.
Irène FREMION, (épouse Clair)
Née en 1922 à Oyonnax, lors de la seconde guerre mondiale, elle a 17 ans et travaille au service du ravitaillement général. Elle démissionne pour rejoindre la Résistance française. Recrutée comme secrétaire de l'Organisation Action Immédiate, elle a la charge de plusieurs équipes de codages et décodages des messages de Londres qu'elle transmet aux différents groupes d'interventions locaux.
Recherchée en 1943 par la gestapo, elle est obligée de quitter Lyon. A son retour, grâce aux transmissions des messages vers Londres, de nombreuses opérations de sabotage s'organisent et des arrestations sont évitées. Elle participe au défilé des maquis de l'Ain le 11 novembre 1943 à Oyonnax.
Elle est arrêtée en mars 1944, sur dénonciation, internée à Montluc entre le 10 mars 1944 et le 1er mai.
Elle a été torturée par Klaus Barbie pour lui faire avouer ses liens avec Lucien Bonnet, chef régional adjoint d'Albert Chambonnet. Elle est ensuite déportée à Ravensbrück, Après le sabotage d'une machine en signe de résistance, elle est envoyée au camp de Graslinz duquel elle est libérée par les Américains et rapatriée à Lyon le 25 mai 1945, jour de ses 23 ans.
Elle témoigne au procès Barbie le 22 mai 1987.
Figure locale, Irène participait à chaque commémoration de Tramoyes ; sa dignité inspirait le respect.
Elle décède à Beynost le 29 juin 2016.





