Histoire du nom du village de Tramoyes :

En 835 ou 836, le château de Tramoyes semble avoir accueilli l'assemblée générale des états de louis Le Pieux.

Le stramiacum qui aurait accueilli cette réunion est un petit château fortifié situé sur un petit monticule, le château de Glétin.

De stramiacum à Tramoyes, l’origine de notre nom de village donne lieu à des interprétations historiques et à d’intenses débats qui ne sont toujours pas clos à ce jour.

Cette poype fait l'objet d'une fiche à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Une poype c’est une motte castrale soit un type particulier de fortifications qui a connu une large diffusion au Moyen Âge. Elle est composée d'un rehaussement important de terre rapportée de forme circulaire, le tertre. La plupart du temps le tertre était entouré d'un fossé, le sommet étant occupé par une forte palissade. Un fortin de bois y était aménagé avec une tour de guet analogue à un donjon. La motte est considérée comme un château fort primitif.

Au milieu d’un étang asséché au 19ème siècle, se trouvait le château de Glétin dont il ne reste aujourd’hui que les soubassements de forme octogonale cachés sous l’épaisse flore composée d’un bois et d’herbes sauvages. Ce fief, qui avait au 18ème siècle le même seigneur que Tramoyes, était celui de Gleiteins (à Jassans).

Les principales dates de l’histoire de Tramoyes du néolithique jusqu’à nos jours

Le blason de la commune de Tramoyes créé en 1992.

Le langage scientifique de l’héraldique et du blasonnement décrit notre blason avec ses expressions précises mais absconses :

De sinople à la balise d’argent à dextre chargée de trois fasces de gueules et accompagnée d’une massette de gueules tigée d’or, d’un épi d’or feuillé de deux pièces du même, mouvant du pied de la balise (source Wikipédia).

Nous vous livrons une version plus littéraire pour vous expliquer le symbolisme de notre écusson (source : bulletin municipal annuel numéro 13 de décembre 1992, article « Tramoyes et son histoire » rédigé par Henri Mercanti. Des faits, des dates et noms de Tramoyes, compilation des recherches de Jean Vax, ex-adjoint en mars 2008).

Notre écusson représente l’activité principale et ancestrale de Tramoyes, c’est à dire l’agriculture, par le blé, opposée à la technologie moderne, l’électricité, via l’antenne radio de TDF.

Il figure aussi les quatre dimensions : le passé, le futur (l’orient, l’occident), le lieu, l’espace (le nadir et le zénith). Ainsi, ce blason explique pourquoi l’homme cherche ses racines, plonge toujours dans son passé pour bâtir l’avenir.

Le Blé : activité principale et ancestrale depuis des siècles

L’Antenne : qui domine Tramoyes et témoigne de la modernité

Le Jonc : pour l’image de la Dombes dont Tramoyes est une porte

Le Vert : qui témoigne de l’attachement de Tramoyes à son environnement naturel.

La Paroisse de Tramoyes

La paroisse fut toujours placée sous la protection de la Sainte Vierge. Elle dépendait au début de l’archiprêtré de Chalamont. La cure dépendait du prieur de Saint-Germain-de-Beynost (ordre de Saint Benoît). La paroisse passa ensuite à l’archevêché de Lyon, puis fut rattaché, comme actuellement, au diocèse de Belley-Ars.

Y avait-il un port à Tramoyes ?

Pendant des siècles le « lac » des Echets entourait Tramoyes. C’était un lac très poissonneux et sa superficie était évaluée à 20 Km2 environ au 13ème siècle. Des barques circulaient notamment jusqu’au port, d’où l’appellation de la rue du port. La cuvette lacustre évolua au fil du temps pour devenir un vaste marais producteur de tourbe et de baux agricoles. Le marais a été asséché suite à l’obligation faite sous Bonaparte. La culture du maïs faisant le reste dès les années 70. Il reste de modestes vestiges à ce jour : c’est le grand étang Neuf sous le cimetière quand il est en eau et l’étang du Gravier au nord/ouest.